Histoire



histoire de Vannes
A l’époque gauloise, le pays est occupé par une population de marins qui se met à la tête de la confédération armoricaine pour résister à César. Ce dernier finit cependant par triompher de leur flotte et les Romains vont pouvoir ouvrir à travers l’Armorique six voies conduisant à Corseul, Locmariaquer, Hennebont, Rennes, Nantes et Angers.
En 466, saint Perpétue, métropolitain de Tours, se rend à Vannes pour y sacrer saint Patern, premier évêque. Dès le milieu du VIème siècle, Vannes à des comtes indépendants et devient une des villes clés de Bretagne. C’est l’un d’eux, le fameux Nominoë, qui va jeter les bases de l’indépendance bretonne en s’affranchissant de la tutelle carolingienne et en élevant Vannes au rang d’une capitale.

Au XIVème siècle, les campagnes bretonnes sortent exsangues de la terrible guerre de Succession. L’atmosphère est celle d’une fin du monde : deux ducs de Bretagne, deux rois pour la France et deux papes.
C’est un déchirement qui pénètre jusqu’au tréfonds de la conscience populaire et qui va faire la part belle au saint prédicateur espagnol, le dominicain Vincent Ferrier, appelé en 1417 par le duc Jean V. l’homme parcourant la Bretagne annonce la venue de l’Antéchrist et imprime à ses sermons un caractère pathétique propre à émouvoir les foules. C’est à ce moment qu’apparait le « culte » de l’Ankou (la mort). Le religieux meurt en 1419 à Vannes où il est inhumé. Il sera canonisé dès 1455.

Lorsque le duc François II entre en lutte avec le roi de France Charles VIII, en 1487, Vannes est prise par les troupes royales, puis reperdues par elles l’année suivante. Mais la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488 est un coup terrible pour le duché. Par politique, la duchesse épouse son vainqueur (alors qu’elle venait de contracter mariage avec Maximilien d’Autriche, et que Charles VIII était encore marié), ce qui lui permet de sauvegarder l’autonomie interne et juridique de sa Bretagne. Toutefois, l’union définitive n’aura lieu et plein effet qu’en 1532, par-devant les Etats, tenus à Vannes en présence de François Ier. La Bretagne conserve toutefois certains privilèges.

Durant la période révolutionnaire, la guerre civile déchire le Morbihan et les communes rurales voisines de Vannes se font remarquer par leur attachement à la cause royale. Un débarquement à Quiberon est tenté par les émigrés (28 juillet 1795) mais il échoue, et les prisonniers (750 environ) seront exécutés.

Aujourd’hui, Vannes a cessé de se réduire aux environs des remparts et à la seule dimension administrative. L’essor du tourisme est des résidences secondaires a été à la base du développement de la maison individuelle, stimulant l’industrie du bâtiment et provoquant de nouvelles activités telles celle des paysagistes-pépiniéristes et, surtout, la construction navale de plaisance. Bien placée sur l’axe sud-Bretagne, Vannes a vu l’implantation d’une tréfilerie (câbles pour les pneus à carcasse radiale) et de diverses industries agro-alimentaires permettant de freiner l’exode rurale. Avec la création de son nouveau port à flot (200 bateaux), la ville renforce sa capacité touristique.

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Rédacteur : N. Roudot - Une Edition Bonjourchezvous.com par creation site internet par David Roi & j'aime la Bretagne